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Les fermes de Neufmaison


Neufmaison est un village à l’identité profondément rurale, dont le paysage et l’économie ont toujours été étroitement liés à l’agriculture. Niché au cœur de la campagne, ce village s’est développé au fil des siècles autour de pratiques agricoles variées et traditionnelles, faisant de l’exploitation de la terre son principal moteur.

Les vastes champs qui entourent Neufmaison ont longtemps été dédiés à la culture du lin, plante précieuse autrefois essentielle pour la production textile locale. Aux côtés du lin, les céréales occupent une place importante, avec des étendues de blé, d’orge et d’avoine qui rythment les saisons et assurent une production alimentaire stable pour la communauté.

L’élevage est également une activité majeure dans le village. De nombreuses fermes élèvent des bovins, des ovins, ainsi que des volailles, contribuant à la diversité et à la richesse des productions locales. Par ailleurs, la culture fruitière complète harmonieusement ce tableau agricole, avec des vergers où pommiers, cerisiers et autres fruitiers offrent une récolte abondante, servant autant l’alimentation locale que les marchés environnants.

Neufmaison conserve ainsi un mode de vie traditionnel, où le respect des cycles naturels et le savoir-faire ancestral se transmettent de génération en génération. Ce village reste un témoignage vivant de l’importance de l’agriculture dans le développement et la pérennité des communautés rurales de la région.

Poire de Neufmaison

Variété du Beurré d'Hardempont, obtenu de semis dans le village de ce nom, à trois lieues de Mons. Fruit gros, arrondi, vert, ayant extérieurement quelques rapports avec le Beurré susmentionné, mais qui la surpasse de beaucoup comme qualité, car c'est une des meilleurs poires d'hiver. L'arbre est très fertile et porte des épines.
Ce fruit est donc attribué par erreur Van Mons, qui l'aura sans doute communiqué à ses correspondants. M. André Leroy la dit excellente et très-belle et lui donne pour synonymes Belle Alliance (en Belgique), Neuve-Maison et Serrurier d'automne (Bivort).
Les pomologues allemands connaissent la Poire de Neufmaison et la considèrent de premier ordre.
Les caractères attribués à la Belle Alliance par M. Wesmael sont : "Fruit moyen, à chair très fondante, beurré, eau abondante, très sucrée, aromatisée. Epicarpe jaune, pointillé de roux clair, se colorant en rouge du côté du soleil. De toute première qualité. Maturité décembre, janvier. Arbre vigoureux, très fertille, se conduisant bien en pyramide sur franc et sur cognassier.


Ferme Nottez

Cette ferme, datant de la fin du XVIIIe siècle, se distingue par son architecture traditionnelle typique de la région, où les différents bâtiments s’organisent harmonieusement pour entourer une vaste cour rectangulaire, cœur de l’activité agricole. Cette cour, suffisamment spacieuse, permettait autrefois d’abriter les charrettes, le bétail, ainsi que les outils nécessaires aux travaux des champs, facilitant ainsi le quotidien des exploitants.

L’un des éléments les plus remarquables de cette ferme est son tour-colombier, de forme carrée, construite en briques mêlées de pierre bleue, un matériau caractéristique et noble qui confère à la structure une allure à la fois robuste et élégante. Cette tour, véritable symbole de la richesse et du statut des anciens propriétaires, est accessible par une porte charretière en arc de briques surbaissé, encadrée par des montants solides qui témoignent du savoir-faire artisanal de l’époque.

À droite du porche principal, une dépendance, initialement dédiée à des usages agricoles, fut transformée au cours du XIXe siècle en un espace commercial. Cette adaptation témoigne de l’évolution des fonctions de la ferme, qui s’est progressivement ouverte à des activités économiques complémentaires, répondant ainsi aux besoins grandissants de la communauté locale et à la diversification des moyens de subsistance.

Ainsi, cette ferme illustre parfaitement le mode de vie rural d’antan, alliant architecture fonctionnelle et esthétique, et témoignant de l’ingéniosité des habitants qui ont su adapter leur environnement pour en tirer le meilleur parti, tout en conservant un patrimoine bâti riche et chargé d’histoire.


Ferme Masure, place de Neufmaison

Cette ferme, qui appartenait autrefois à la famille Masure, est un témoignage remarquable de l’architecture rurale traditionnelle de la région. Elle est entièrement clôturée, ses murs étant construits en moellons, briques et pierres, matériaux locaux qui témoignent de la robustesse et de la longévité de cet ensemble. La ferme semble remonter probablement à la fin du XVIIe siècle, mais elle a connu plusieurs remaniements au cours des XVIIIe et XXe siècles, ce qui a permis de préserver tout en modernisant certains aspects du bâtiment.

L’entrée principale est marquée par un porche colombier en briques, caractéristique et élégante, percé d’une large porte charretière qui permettait autrefois le passage des charrettes chargées de récoltes ou d’animaux. À gauche de cette porte, une porte piétonne offre un accès plus restreint, soulignant l’organisation pratique et fonctionnelle des accès à la ferme.

Le logis principal adopte une forme en L, ce qui lui confère une certaine originalité dans sa disposition. La partie basse de la maison est construite en briques, donnant à l’ensemble un aspect chaleureux et accueillant. Un élément remarquable de cette façade est le grand pignon situé à gauche, percé d’une large baie de style tournaisien, caractéristique régionale qui apporte luminosité et cachet à la demeure.

En face du logis, les dépendances agricoles, bâties en briques, complètent l’ensemble. Elles datent de la seconde moitié du XVIIIe siècle et témoignent de l’évolution de la ferme à travers le temps, intégrant des espaces dédiés aux activités agricoles, au stockage, et à l’élevage, indispensables au bon fonctionnement de l’exploitation.

Dans son ensemble, cette ferme illustre parfaitement la richesse et la diversité du patrimoine rural, où tradition et adaptation se mêlent pour offrir un cadre de vie à la fois fonctionnel, esthétique et chargé d’histoire. Elle témoigne également du mode de vie des familles agricoles, comme celle des Masure, qui ont su à travers les siècles préserver et faire évoluer leur domaine avec respect et savoir-faire.

Precession à Neufmaison, derrière la ferme Masure.


Ferme du Bois de Soignies

Ferme, à la limite d'Herchies.


Ferme Delcroix

La ferme, qui appartenait autrefois à la famille Mahieu-Quenesson, a connu une histoire marquée par des épreuves et une grande résilience. En effet, elle fut entièrement détruite par un incendie, un événement tragique qui aurait pu signer la fin de cette exploitation agricole familiale. Cependant, grâce à la détermination et au courage des propriétaires, la ferme fut rapidement reconstruite, témoignant ainsi de l’attachement profond de la famille à cette terre et à leur mode de vie rural.

Cette ferme n’est pas seulement importante par son architecture ou sa fonction agricole, mais aussi par les liens qu’elle entretient avec l’histoire locale et les événements qui ont bouleversé la région. Pendant la période troublée de la Révolution Française, lorsque la religion et ses symboles étaient souvent persécutés, deux cloches de l’église du village furent cachées pour les protéger de la confiscation ou de la fonte, destinées à l’armement.

Une de ces cloches fut dissimulée de manière ingénieuse dans une mare située dans une prairie appartenant à Jean Baptiste Mahieu, membre de la famille propriétaire de la ferme. Cette cachette originale démontre à la fois l’ingéniosité et la foi des habitants de l’époque, prêts à risquer beaucoup pour préserver leur patrimoine spirituel. Cette mare, bien que simple en apparence, devint ainsi un témoin silencieux d’une époque de répression et de résistance.

L’histoire de cette ferme et de ses propriétaires illustre parfaitement la richesse du patrimoine local, non seulement à travers les bâtiments eux-mêmes, mais aussi par les récits humains et historiques qui leur sont associés. Elle reflète la force et la persévérance d’une famille face aux aléas du temps, et leur rôle dans la sauvegarde des traditions et des symboles de leur communauté.


Ferme Olivier

Cette ferme, datant du 19ème siècle, se distingue par sa construction traditionnelle mêlant briques rouges et pierre bleue, un style caractéristique des fermes de la région à cette époque. Son architecture robuste et fonctionnelle témoigne de l’importance de l’activité agricole dans la région, reflétant à la fois un savoir-faire artisanal et une adaptation aux ressources locales. La ferme occupe une place centrale dans le paysage rural, entourée de champs et de prairies, symbole d’un mode de vie profondément ancré dans la terre et le travail de la nature.

Au-delà de son intérêt architectural, cette ferme est liée à un épisode marquant de l’histoire locale, survenu durant la Révolution Française. Cette période tumultueuse, marquée par de profondes transformations politiques et sociales, fut aussi synonyme de répression pour les institutions religieuses et leurs symboles, comme les cloches des églises, souvent confisquées ou détruites.

Dans ce contexte, la ferme d’Oscar Olivier joua un rôle discret mais essentiel : c’est en effet dans la mare située sur cette propriété qu’une deuxième cloche de l’église fut habilement dissimulée. Alors que de nombreuses autres cloches furent saisies ou fondues pour être transformées en objets utilitaires ou en armes, cette cloche particulière échappa miraculeusement aux perquisitions et aux confiscations. Sa cachette dans la mare témoigne d’une stratégie ingénieuse et courageuse, visant à préserver un élément précieux du patrimoine religieux local face aux dangers et aux pressions exercées par les autorités révolutionnaires.

Cette histoire confère à la ferme d’Oscar Olivier une valeur symbolique forte, rappelant la résistance des habitants face aux bouleversements de l’époque et leur attachement profond à leur foi et à leurs traditions. La préservation de cette cloche, sauvée grâce à l’ingéniosité et au courage des villageois, reste un témoignage poignant de la manière dont les communautés rurales ont su protéger leur identité et leur héritage culturel dans des moments de grande adversité.

Ainsi, la ferme ne se limite pas à être un simple bâtiment agricole ; elle est aussi un repère historique, un lieu chargé de mémoire où s’entrelacent architecture, histoire locale et actes de bravoure. Elle illustre parfaitement le rôle des fermes comme véritables piliers de la vie villageoise, à la fois centres de production, lieux de refuge et témoins silencieux des épreuves traversées par les générations qui les ont habitées.


Ferme Dubois, du Château des Comtes d'Egmont

Cette ancienne dépendance du Château des Mottes est un édifice chargé d’histoire et de caractère, dont la construction remonte à l’année 1765, comme en témoignent les inscriptions gravées sur sa structure. Située à proximité immédiate du château, cette dépendance semi-clôturée témoigne du mode de vie et de l’organisation des grandes propriétés seigneuriales du XVIIIe siècle.

Bâtie en matériaux locaux typiques de la région, à savoir des briques rouges associées à la pierre bleue, la dépendance présente une harmonie esthétique remarquable, alliant robustesse et élégance. La combinaison de ces matériaux confère à l’édifice un aspect à la fois rustique et noble, propre aux constructions de cette époque, où chaque détail était pensé pour durer dans le temps tout en s’intégrant au paysage environnant.

L’état semi-clôturé de la dépendance laisse entrevoir l’usage partiel qu’on en faisait, sans doute pour abriter du matériel agricole, du bétail ou servir d’écurie, tout en assurant une certaine aération et protection contre les intempéries. Ce type de bâtiment était essentiel au fonctionnement quotidien du domaine, puisqu’il participait à la gestion et à l’exploitation des terres qui entouraient le château.

La dépendance reflète aussi l’organisation sociale et économique propre aux grands domaines seigneuriaux : elle illustre la relation entre la résidence principale du seigneur et les structures annexes dédiées aux activités agricoles et domestiques. Elle est ainsi le témoin d’une époque où l’autosuffisance et la gestion rigoureuse des ressources étaient primordiales pour assurer la prospérité du domaine et le confort de ses habitants.

Aujourd’hui, cette dépendance du Château des Mottes, par son âge et son architecture, est une précieuse trace du patrimoine rural et historique local. Elle incarne la continuité entre passé et présent, rappelant à ceux qui la contemplent les modes de vie d’autrefois, les savoir-faire anciens et l’importance des bâtisses annexes dans l’économie agricole d’antan. Sa conservation est d’autant plus précieuse qu’elle contribue à la richesse culturelle et architecturale du territoire, invitant à la découverte et à la valorisation des témoignages matériels de notre histoire régionale.


Ferme des Mottes

Le Château de la Motte, situé au cœur de la région, fut dès le Moyen Âge le siège d’une importante seigneurie qui, dès 1473, constituait l’un des nombreux fiefs rattachés à la seigneurie de Chièvres. À cette époque, les "mottes" étaient très répandues dans l'ancien Hainaut et particulièrement dans la région d’Ath. Ces constructions, souvent fortifiées, représentaient alors la résidence du seigneur local et symbolisaient son pouvoir sur les terres environnantes. La motte, faite généralement d’une butte de terre surmontée d’un ouvrage défensif, incarnait le centre névralgique de la vie féodale.

Au fil des siècles, la seigneurie du Château de la Motte passa entre les mains de plusieurs familles nobles, chacune y laissant sa marque. En 1474, la propriété entra dans le patrimoine de la famille Le Seune, marquant ainsi le début d’une lignée qui en assurera la gestion pendant plusieurs décennies. En 1537, elle fut transmise à la famille Brougnart, une autre famille influente de la région, qui contribua sans doute à l’entretien et au développement du domaine.

L’année 1575 marque un nouveau changement de propriétaire, puisque le château devint alors la propriété des Dutrieu, famille qui joua également un rôle notable dans l’histoire locale. En 1601, la seigneurie passa ensuite aux mains de la famille du Quesnoy, qui la conserva pendant plus d’un siècle, témoignant ainsi d’une certaine stabilité dans la gestion du domaine.

Au cours du XVIIIe siècle, la seigneurie changea encore de mains. En 1723, elle fut acquise par la famille Jonnart, avant de passer aux Petit, une famille locale dont l’influence s’est affirmée au fil du temps. Enfin, le 17 mai 1790, le château devint la propriété de Monsieur Louis de la Roche, marié à Dame Albertine Petit, unissant ainsi deux lignées importantes de la région et marquant la dernière étape notable de cette longue succession seigneuriale avant les bouleversements liés à la Révolution française.

Ce riche parcours historique illustre à la fois la complexité des successions seigneuriales et l’importance du Château de la Motte comme centre de pouvoir et de gestion territoriale à travers les siècles. Chaque famille propriétaire a contribué à façonner l’identité et la structure du domaine, qui demeure aujourd’hui un précieux témoin du passé féodal et aristocratique de la région. Le château symbolise non seulement l’empreinte des lignées qui s’y sont succédé, mais aussi l’évolution sociale et politique du Hainaut depuis le Moyen Âge jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.


Ferme des Aulnois

Propriété de la famille Aulnois depuis 1740.


Ferme Lenclud

Cette ferme, dont la construction remonte entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle, est un témoignage remarquable de l’architecture rurale traditionnelle de la région. Elle est édifiée principalement en moellons, briques et pierres, matériaux typiques de l’époque qui lui confèrent à la fois solidité et charme authentique. Au fil des siècles, la ferme a connu de nombreuses transformations et adaptations, reflétant les évolutions des modes de vie agricoles ainsi que les besoins croissants de ses occupants. Ces modifications successives, bien que respectant l’essence du bâti d’origine, ont enrichi le caractère et la fonctionnalité de l’ensemble, intégrant des éléments plus modernes tout en conservant un style harmonieux.

Parmi les structures annexes, la grange, disposée en longueur et perpendiculaire au corps principal de la ferme, est particulièrement notable. Datant de la seconde moitié du XVIIIe siècle, elle illustre l’expansion des installations agricoles, nécessaire pour répondre à l’intensification des activités de la ferme. Construite avec soin, cette grange en long témoigne du savoir-faire des artisans locaux de l’époque, qui savaient allier utilité et esthétisme. Elle servait à stocker les récoltes, à abriter les outils et à protéger le bétail, jouant un rôle clé dans la gestion quotidienne des terres et des cultures.

L’ensemble de la ferme, par sa composition et ses diverses évolutions, offre ainsi un aperçu vivant de l’histoire rurale, où tradition et adaptation cohabitent pour perpétuer l’activité agricole au fil des générations. Elle incarne la continuité d’un patrimoine bâti que les générations successives ont su préserver, en le faisant évoluer sans jamais perdre son identité originelle.


Ferme Descornet Julien

Cette ferme, datant du XIXe siècle, est entourée d’une clôture qui délimite soigneusement son espace, témoignant d’un mode de vie rural structuré et organisé propre à cette époque. Malgré les nombreuses évolutions qu’a pu connaître la ferme au fil des décennies, elle conserve un élément architectural remarquable et chargé d’histoire : une haute tour-colombier de forme carrée, qui remonte au deuxième tiers du XVIIIe siècle.

Cette tour-colombier, emblématique des fermes de la région, se distingue non seulement par sa hauteur imposante mais aussi par sa solidité et son élégance simple. Construite en moellons et en briques, elle servait à abriter un grand nombre de colombes et pigeons, oiseaux élevés autrefois pour leur viande, leurs plumes, mais aussi pour la fertilisation naturelle des terres grâce à leurs déjections riches en azote. La présence de cette tour-colombier est donc révélatrice des pratiques agricoles et domestiques d’autrefois, où chaque détail avait une fonction précise dans l’économie et la vie quotidienne de la ferme.

La tour, bien que datant d’une période antérieure à la ferme elle-même, est restée intégrée au domaine, illustrant ainsi la continuité et le respect du patrimoine bâti à travers les siècles. Elle constitue un lien tangible entre le XVIIIe et le XIXe siècle, rappelant les racines profondes de l’exploitation agricole et son évolution au fil du temps. En plus de son aspect utilitaire, la tour-colombier contribue au charme et à l’identité visuelle de la ferme, offrant un point de repère architectural visible de loin, qui symbolise à la fois la richesse et la pérennité des traditions rurales.

Aujourd’hui encore, cette tour-colombier représente un précieux témoignage du passé, un vestige rare et authentique qui invite à la découverte de la vie paysanne d’autrefois et à la compréhension des pratiques agricoles qui ont façonné le paysage et la culture locale pendant des siècles.


Ferme Maurice Legrand

Petite ferme basse du 18ème siècle.


La Vieille Cense

Cette ancienne ferme, dont les origines remontent à l’an 1600, porte en elle une riche histoire qui s’étend sur plusieurs siècles. C’est en effet sur ce site que, au XVIIIe siècle, Éloi Buisson s’établit, donnant à la ferme un nom et une identité qui perdureront longtemps dans la région. La construction, typique de son époque, témoigne du savoir-faire et des matériaux traditionnels employés dans l’architecture rurale ancienne.

Sur le pignon principal de la ferme, une inscription gravée en 1873 rappelle la première grande restauration effectuée sur le bâtiment, signe de l’importance que les habitants accordaient à la conservation de ce patrimoine. La famille Buisson, attachée à cette terre et à ses activités agricoles, continua d’exploiter la ferme pendant de nombreuses générations, contribuant au développement local et à la vie paysanne.

Cependant, au fil du temps, la ferme dut faire face à une grave épreuve : une maladie contagieuse qui affecta les chevaux, animaux essentiels pour les travaux des champs à cette époque. Cette épidémie obligea la famille à abandonner progressivement la « Vieille Cense », comme on l’appelait affectueusement. Suite à cet épisode, la ferme fut vendue à un particulier et changea plusieurs fois de mains, appartenant notamment à Monsieur Lhoir avant de passer entre les mains d’autres propriétaires.

Outre son rôle agricole, la Vieille Cense a aussi une place particulière dans la mémoire locale pour son rôle éducatif. Durant la période de Marie-Thérèse d’Autriche, elle servait en effet de lieu de rassemblement pour quelques enfants du village qui venaient y recevoir leurs premiers enseignements. Ce fait historique souligne l’importance de la ferme non seulement comme lieu de production, mais aussi comme centre social et éducatif dans une époque où les infrastructures scolaires étaient rares en milieu rural.

Ainsi, cette ferme est bien plus qu’un simple bâtiment ancien : elle est un témoin vivant des transformations économiques, sociales et culturelles qui ont marqué Sirault au cours des siècles. Son histoire reflète la vie difficile et parfois tumultueuse des familles paysannes, tout en incarnant la résilience et l’attachement profond à la terre qui caractérisent cette région.

Sirault Neufmaison Villerot

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