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Dehon Jean, Gustave, Antoine


Né à Boussu le 16 janvier 1925


Jean Dehon, métallurgiste de profession, fit preuve d’un courage exceptionnel en rejoignant les rangs de la Résistance belge en 1944, en pleine Seconde Guerre mondiale. Il fut intégré à l’unité « C.S. 723 – C.G50 A.50 A.10.Z.I », où il prit part à de nombreuses missions périlleuses, souvent menées dans des conditions extrêmes, au péril de sa vie.

Parmi ses missions les plus remarquables figurait l’utilisation de pigeons voyageurs pour transmettre des messages confidentiels à destination de l’amirauté britannique. Cette activité, à la fois discrète et cruciale, contribua à la coordination des forces alliées en territoire occupé. Pour ses actions, Jean Dehon reçut les remerciements officiels du Field Marshal Alan Francis Brooke, chef d’état-major impérial britannique, ce qui témoigne de l’importance de ses contributions à l’effort de guerre.

Après la Libération, il épousa Georgette Bricq le 13 avril 1946, amorçant un nouveau chapitre de sa vie dans un pays en reconstruction. Peu après, il fut appelé à accomplir son service militaire, qu’il effectua du 16 septembre 1946 au 15 septembre 1947 au sein du 7e Wing de Chasse, basé à l’aérodrome de Chièvres, dans l’escadrille de maintenance. Il y servit sous le matricule n°625/104, poursuivant ainsi son engagement au service de la nation dans un cadre militaire structuré.

Son courage et son sens du devoir furent reconnus par plusieurs distinctions honorifiques, parmi lesquelles :

La Médaille de la Résistance, symbole de son engagement clandestin contre l’occupant nazi,

La Médaille Commémorative de la guerre 1940-1945, accompagnée de deux sabres croisés, soulignant sa participation active et héroïque aux actions de guerre.

Jean Dehon reste une figure exemplaire de ces héros discrets, dont l’histoire personnelle s’inscrit dans la grande mémoire de la lutte pour la liberté. Son parcours incarne l’engagement, la résilience et le dévouement dont firent preuve de nombreux résistants, qui ont contribué, souvent dans l’ombre, à la libération de leur pays.

  • André Huvelle et Jean Dehon en 1944

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