Rosier, Odon, Rosier
Né à Escanaffles le 25 août 1886
Fils de Louis Rosier et de Zoé Elise Odile Evrard, il était domicilié à Sirault, n° 7 de la rue de Tournai, anciennement mentionnée comme « chemin de Tournay » sur la carte de Ferraris et « rue de Tournai » sur le plan cadastral Popp. Cette voie correspond à l’actuelle rue Odon Rosier, au sein de la communauté qui le vit grandir.
Milicien de la classe 1906, sergent au 22e Régiment de Ligne, 1re compagnie, matricule n° 122/9, il servit la Belgique avec courage pendant la Première Guerre mondiale, défendant la Patrie jusqu’au sacrifice ultime.
Gravement malade suite à ses blessures de guerre, il fut hospitalisé le 3 octobre 1918 à l’hôpital militaire belge de Bourbourg-Campagne (Nord, France), où il décéda le lendemain des suites d’une septicémie, résultat des blessures reçues au combat.
Il fut d’abord inhumé au cimetière communal de Bourbourg-Campagne, tombe n° 87, le 6 octobre 1918, puis transféré dans le carré militaire du même cimetière, où il repose aujourd’hui, tombe n° 90.
Son courage et son engagement furent honorés par l’attribution de distinctions militaires : la Médaille de la Victoire et la Médaille commémorative de la Guerre 1914-1918.
Sergent valeureux, fils de Sirault, il demeure à jamais dans la mémoire collective comme un défenseur tombé au champ d’honneur, ayant donné sa vie pour la liberté et l’honneur.
L'hôpital de Bourbourg
Le 14 octobre 1914, le général Joffre attribua le port de Gravelines ainsi que sa région à l'armée belge. Le secteur Gravelines–Bourbourg devint alors une base militaire belge de première importance, servant à la fois de centre de ravitaillement, de dépôt logistique et de zone d'entraînement pour les troupes à l'arrière du front. Pendant ce temps, le gouvernement belge en exil s'était établi au Havre et à Sainte-Adresse.
À la fin du mois d'avril 1915, les bombardements de Dunkerque par l'artillerie allemande à longue portée contraignirent à la fermeture des ambulances installées dans la ville. Afin de pallier cette situation, un nouvel hôpital militaire belge fut ouvert à Bourbourg le 18 mai 1915. Par ailleurs, l'hôpital militaire belge de Calais, également connu sous le nom d'« hôpital de la Porte de Gravelines », fut érigé la même année pour accueillir les soldats blessés.
Situé à proximité de la gare de Bourbourg, le long de la route de Gravelines, l'hôpital disposait de 500 lits. Il demeura en activité jusqu'en mai 1919 et reçut au total près de 13 000 patients.
En 1917, l'établissement était placé sous le commandement du médecin principal Wilmaers. Le laboratoire était dirigé par E. Renaux, futur professeur à l'Université Libre de Bruxelles, tandis que les opérations chirurgicales étaient assurées par le docteur Baruch. Cette infrastructure joua un rôle essentiel dans l'organisation du service de santé militaire belge durant la Première Guerre mondiale.
Sirault Neufmaison Villerot
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